Face aux bénéficiaires nous avons une responsabilité. Nous devons les entraîner à mobiliser leurs ressources pour développer leur autonomie et leurs performances personnelles. Cependant, impliqué dans le parcours de chacun, nous recherchons en permanence les équilibres d’une démarche d’accompagnement, de soutien et de promotion des personnes.
La nature de leurs difficultés de vie les pousse à une prudence dans les relations avec les structures accompagnantes. Si les discours exprimés ne coïncident pas à la réalité vécue ils sauront se protéger et rechercher ailleurs les réponses à leurs questions.
En matière de sport les demandes elles aussi ont évoluée. Elles étaient pour beaucoup d’entre elles cantonnées au registre des activités à caractère ludique, permettant des retrouvailles conviviales régulières.
Aujourd’hui bien que la demande de sport loisir soit encore très importante, de plus en plus de DV aspirent à se confronter à d’autre et à évaluer leurs capacités.
Evolution également dans le cadre associatif où, l’adhésion à une «association famille» a évolué vers une adhésion à «plusieurs associations», puis une recherche de « services multiples » donnés par différentes associations (montres, livres, formation, locomotion, sports, voyages…).
Aujourd’hui l’exigence d’autonomie est aussi présente dans les relations avec les prestataires de services. La mode est aujourd’hui consacrée à une exploitation libre des services proposés par différents prestataires. Le DV contemporain devient, de fait, plus un bénéficiaire de service qu’un associé à la structure de service.
Les déficients visuels vont ainsi, pas à pas, développer leur capacité d’autonomie.
Ils vont, dès lors, rechercher un accompagnement dans:
Tous le monde sait combien la pratique sportive peut être source de mieux être, de développement personnel et d’autonomie. Cependant tout le monde sait les réticences de certains « à exposer les aveugles à des chocs, des contacts » et à « ne pas faire espérer aux aveugles des capacités au delà de leurs possibilités ».
Aujourd’hui une majorité d’aveugles veut être pleinement acteur dans la construction de leur vie. Cette inadéquation des positions amènent les personnes aveugles à élire des fonctionnements nouveaux tenant compte de leurs demandes ou entrant dans des propositions accessibles.